samedi 2 juin, soleil et ambiance festive (déguisements, batteries de casseroles…)

quelques objecteurs de croissance de Lille ont rejoints leurs amis de Lens pour une manifestation d’opposition à la construction d’une ligne 2 fois 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle. Nous étions environ 80 à participer à cette première action du collectif « stop THT », ce qui est encourageant.

Nous ne voulons pas de cette ligne :

  • outre les problèmes environnementaux qu’elle poserait (mise à mal de ce superbe paysage, destruction de biodiversité…), outre les problèmes de santé publique qui se poseraient (augmentation des leucémies infantiles, nervosité, migraines…) outre le prix exorbitant de ces travaux, nous jugeons cette ligne parfaitement inutile et le directeur de RTE, qui a largement dominé les réunions publiques ne nous a pas convaincu du contraire. Il a tenté sans arrêt de nous ramener vers des pseudo choix de tracé!
  • il s’agit pour nous de remettre en cause la politique énergétique globale de la France. En effet, à l’heure où les centrales nucléaires sont de plus en plus dangereuses à cause de leur vieillissement, à l’heure où nous dénonçons l’appui à des dictatures pour nous assurer un approvisionnement en Uranuim, à l’heure où nous savons que le pic des hydrocarbures a été dépassé, il s’agit de de s’orienter vers une société plus sobre en énergie, pas d’augmenter l’offre.
  • des scénarios de réduction drastique des consommations ont été proposés par des organismes indépendants (virage énergie, par exemple) : appareils plus efficients, isolation des bâtiments, révision de nos mode productions industriels et agricoles…   Mais cela n’intéresse pas RTE qui mise toujours plus de consommation (actionnaires obligent…) et sur une vente d’électricité dans les pays du nord (non démenti par le directeur de RTE)
  • bien sur, ils mettent en avant une production plus propre : énergie éolienne, photovoltaïque… Mais ces énergie ont été développées de façon complètement anarchique pour un profit maximal du lobby en particulier éolien (où l’on retrouve le gang du nucléaire : Aréva, RTE, EDF, Alstom…) et cette énergie est réintégrée dans un réseau de distribution toujours plus centralisé, ce que nous dénonçons (pertes en ligne, manque de contrôle des citoyens…)
  • Nous souhaitons une production basée sur les ressources locales des territoires (autant que faire ce peut), et avec un contrôle citoyen ; ne nous laissons pas confisquer une véritable transition énergétique, (au sens de la déclaration de Lézan, 2011) par les groupes du CAC40 !
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